Pose de dalle en béton

Juste à côté du toit de pisé sur lequel pelletait le gamin de l'hiver dernier est en train de naître l'un de ces immeubles en béton qui signalent la nouvelle prospérité des Kaboulis. Depuis mon poste d'observation imprenable, j'ai admiré l'activité des ouvriers de diverses qualités, encadrés par un chef de chantier fièrement habillé d'une tenue parfaitement blanche. Hier soir, sous une pluie battante et alors que la nuit était déjà tombée, il était venu vérifier la pose des goulettes pour l'électricité au milieu du grillage métallique surmontant le coffrage.

Et ce matin, alors que la bruine continue de poser la poussière au sol, une armée de manoeuvres s'est présentée à l'embauche pour déverser sur l'ouvrage les brouettes de béton frais qui vont progressivement constituer la dalle. J'avais été réveillée par leurs exclamations un peu avant six heures. Et maintenant, c'est le bruit de la bétonnière qui couvre tous les autres.

Ils prennent juste, entre deux pelletées, le temps de s'accroupir dans un coin pour casser la croûte.

Sans soleil, la photo n'est pas très nette. Peut-être y en aura-t-il une meilleure d'ici quelques jours, quand le soleil sera revenu. Je ne voulais pourtant pas vous faire manquer ces grands moments de l'art du bétonnage, aujourd'hui comme il y a deux jours dans des lieux plus institutionnels.

Huit heures et demie, le soleil pointe son nez, l'opération est à moitié réalisée...

Bétonnage en cours

Dix heures, c'est fini, on range. Bravo !

La dalle est coulée !