Opinel vintage
Que fait un opinel sur ce blog afghan ? Il était parmi les équipements de Nimic II et je l'avais conservé en symbole de mon projet maritime et en souvenir de mon père. Il m'accompagne depuis l'été dernier, et avait passé les nombreux contrôles de sécurité que j'affronte chaque jour, soit que je le glisse dans un bagage de soute, soit que je le confie jusqu'à la sortie aux gardiens des services publics, soit - et c'est le cas le plus courant à Kaboul - que les personnels de fouille n'en remarquent pas la présence dans ma poche... Son utilité ne s'est pas démentie : tisonnier pour le poêle à bois, cure-dent après ragoût trop cuit, couvert d'appoint et bien sûr outil coupant, contendant, vissant, etc.

Ce matin, levée de nouveau à quatre heures du mat' pour retenter le vol vers Taloqan, je l'ai imprudemment laissé dans ma poche : la première employée à la fouille de l'aéroport me l'a confisqué, comme il est de son devoir. J'en ai réellement pleuré.

Coucou de ligne intérieure
Alors, quand le pilote est venu annoncer que le vol était annulé... pour la seconde fois - il fait beau ici mais il pleut sur les montagnes et ni notre aéronef ni l'aéroport d'arrivée ne disposent d'équipement de vol sans visibilité - je lui ai presque sauté au cou de joie ;) L'employée n'a fait aucune difficulté pour me rendre le tchakoo, une fois assurée que je n'embarquai pas.

Embauche du matin
Bonne humeur revenue, j'ai pu consacrer le trajet de retour vers le bureau à mon passe-temps favori, la photo d'ambiance à la volée. Ici, un ouvrier attend l'embauche avec briques et ciment, pour continuer la construction des étages élevés d'un commerce déjà en exploitation. Google fashion, toile service ! Tout un programme !