Face à face à Kaboul
Leur âge est sûrement très voisin, à ces deux garçons de Kaboul, une quinzaine d'années. L'ânier avait attiré mon regard alors que je remontais l'avenue dans le même sens que lui, et je progressais à son rythme, en attendant le meilleur angle. L'autre, juché sur son cyclo-cross, s'est interposé pour faire, lui aussi, des photos, sans m'avoir aperçue. L'un travaille, dans des conditions peu enviables qui n'ont aucune chance de s'améliorer dans un futur prévisible, et l'autre se promène à travers la ville, armé des outils du touriste condescendant : masque anti-pollution, sac à dos et, surtout, appareil de prises de vues pour ramener des preuves aux camarades du pays lointain où l'on habite réellement.

Tout le drame de l'Afghanistan est contenu dans ce face-à-face. [Plus de détails dans mon ouvrage]

Ce qui ne semble nullement décourager les entreprises résolument optimistes de la majorité de la population, toujours affairée à construire... comme ici, une livraison de briques sous ma fenêtre qui peut expliquer pourquoi ma ligne ADSL est subitement devenue muette...
Livraison de briques
...qui se concrétise sans délai en étages supplémentaires sur l'échafaudage de bicoques qui grimpe au flanc de la colline !
Montée des murs
Souhaitons que n'arrive jamais le méga-tremblement de terre qui fera s'écrouler tout ça comme un château de cartes.