Herbages sur toiture
Aux fenêtres nord de mon appartement se tient un assemblage hétéroclite des différents types d'habitats kaboulis : les constructions en béton plus ou moins luxueuses avoisinent les traditionnelles maisons en pisé. Et je vous en ai fait vivre les aléas au fil de mes saisons. Quand j'y suis arrivée, le jardin planté de roses et entouré de bâtiments de plain pied donnait un air d'opulence à une nombreuse famille, dont les rejetons s'affairaient à entretenir l'état, sinon le lustre. Quelques temps plus tard, un bâtiment peu amène s'est construit au-dessus d'eux, sans que ce voisinage encombrant semble affecter la sérénité des habitants.

Aujourd'hui, la cour n'est plus fréquentée que par une mamie échinée, et les toitures n'ont visiblement pas été entretenues pendant l'hiver, donnant lieu à une exubérance d'herbes folles. Après quatre ans de côtoiement, il semble bien que les modernes aient pris le pas sur les anciens.