Parterre de roses à l'université de Kaboul
Etal de rue au matin
Karté Sé
Ma chasse au visa hier et aujourd'ui fut l'occasion de retraverser la ville dans tous les sens et à toutes les heures, comme ce matin où les étals des commerçants n'étaient pas encore déployés : il me fallait être avant sept heures au service étranger de la direction des passeports, pour que mon dossier puisse être pris en compte dans leur réunion quotidienne d'approbation. Hier j'avais été promenée entre différents services qui se renvoyaient la balle avec la plus parfaite mauvaise foi (chacun pensant sans doute obtenir quelque avantage illicite de l'agacement de leur interlocutrice déjà ulcérée de l'accumulation de procédures aussi fumeuses que coûteuses). Mais avec un taux de chômage de soixante pour cent, on ne peut que se réjouir qu'il faille quatre personnes pour tamponner le reçu du paiement de l'amende pour dépassement de visa, non ? Et dans ce vaste racket, on admirera l'équanimité d'une population qui est la première à en souffrir, que ce soit le yuppie marchant au bord de la route, la gamine en tenue de danseuse ou la ménagère aguichée par un prince de pacotille.
Prince charmant en affiche
Mère et fille au marché
Jeune professionnel

Tout ce beau monde vit avec l'idée de redonner à la ville le lustre champêtre qu'elle garde dans le souvenir des anciens et des voyageurs d'antan. L'université est entourée d'un cordon de rosiers, comme pour séparer les étudiants de la dure réalité du vaste chantier dans lequel ils devront faire leurs preuves. Les arbres tentent péniblement de reverdir depuis quinze ans, avec l'espoir que le changement climatique provoquera l'augmentation des précipitations.
Chantier sous ma fenêtre
Orage de chaleur

Bilan de ce vaste bordel ? Si tout va bien (bis), je serai dans l'avion demain :)